Journée internationale de l’énergie propre

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L’Assemblée générale des Nations unies a choisi le 26 janvier comme date pour la Journée internationale de l’énergie propre, une belle reconnaissance du rôle central joué par IRENA dans la promotion des énergies renouvelables : c’est son jour de création (26 janvier 2009). 

Rappelons que les énergies sont dites renouvelables lorsqu'elles se régénèrent à l'échelle du temps humain. Ce n'est pas le cas du mazout ou du gaz, qui ont été maturé dans le ventre de la Terre pendant des dizaines de millions d'années. De plus, ils sont le produit de situations geologiques dont il est peu probable qu'elles se reproduiront dans le futur. Chaque litre brûlé vient ajouter son carbone fossile et mortifère dans notre biosphère, contribuant à l'empoisonnement du climat. Aucun mécanisme naturel et à échelle humaine ne permet de le remettre là où il était : sous terre. 

Le bois énergie, au contraire, c'est du soleil fraîchement stocké sous forme chimique (du bois), dans un cycle beaucoup court en comparaison : un cycle de 50 à 200 ans pendant lequel le carbone présent dans l'air a permis de faire du bois (grâce à la photosynthèse), qui en se décomposant (fin de vie naturelle) ou en étant brulé est relâché, pour être à nouveau absorbé par des plantes. Ce cycle du vivant est d'ailleurs la source d'inspiration de l'économie circulaire. 

Est-ce pour autant une énergie propre ? Toutes les productions et consommations d'énergie ont des conséquences. Aucune n'est 100% propre.Les éoliennes trop nombreuses détruisent les paysages.Les panneaux solaires en trop grand nombre demandent de grandes quantités de matériaux rares. Les pompes à chaleur en pléthore conduisent à des émissions de gaz toxiques par les fuites inévitables de leurs circuits, sans compter le bruit dans les ilôts urbains. Et le nucléaire, qui n'est pas renouvelable, engendre des déchets dangereux pour des milliers d'années. De plus, quelle que soit la source, et même si il avait existé une énergie propre, l'énergie consommée en trop grande quantité finit par générer d'important effets négatifs sur la collectivité : trop de monde qui circule et bouche les routes, les airs, et les lieux touristiques. Trop de déchets matériels issus des déplacements, activités de toutes natures, que l'énergie permet. Car tout s'use et doit être remplacé. 

Bref, soyons propre : ayons une consommation d'énergie raisonnée et renouvelable. 
Le bois-énergie en fait partie, aux côtés des autres solutions énergétiques non fossiles.