Poêle et foyer hydro

 

Durant les dernières décennies, la maîtrise des techniques de combustion du bois a fortement évolué. La qualité et le rendement de combustion ont été améliorés grâce à la gestion de l’air. Dans un poêle, avec une répartition en air : primaire, secondaire et tertiaire, la température des gaz a fortement augmenté. Dans un échangeur hydraulique le poêle hydro, ou poêle-chaudière, récupère l’énergie de ces gaz de combustion pour chauffer de l’eau du chauffage central.

  • Le poêle hydro chauffe l’eau du chauffage central et l’air de la pièce où il est installé. Pour éviter les surchauffes, il est préférable d'analyser la répartition de l’énergie produite et de veiller à ce que la puissance rayonnée dans la pièce ne soit pas trop importante. La puissance totale d’un poêle est toujours renseignée. Les plus performants au niveau hydraulique produisent 30% air et 70% hydro. Les plus rayonnants produisent 50% air et 50% hydro.

  • Différentes conceptions d’échangeurs existent. Pour garder une bonne combustion, l’échangeur doit être extérieur à la chambre de combustion. Sans cela, la température dans le foyer est abaissée et entraîne une mauvaise combustion. Idéalement l’échangeur n'a pas de contact avec la chambre de combustion : il est placé sur le parcours des gaz, après l’injection de l’air secondaire.

  • Selon le type de poêle, un ballon tampon sert de batterie à énergie. Suivant l’utilisation : occasionnelle ou fréquente, le volume du tampon varie. Dans la pièce où le poêle hydro prend place, des radiateurs doivent aussi être présents : ils assurent le chauffage quand le poêle ne rayonne plus.

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  • Un poêle hydro peut être combiné avec toutes les installations : neuves ou existantes. L’hydraulique varie, mais le principe est d’utiliser d’abord l’énergie produite par le bois. Quand elle ne sera plus suffisante, le système repasse automatiquement sur son dispositif initial : chaudière ou PAC.
  • Pour bien fonctionner un poêle a besoin d’un certain volume d’air. Pour ne pas utiliser l’air de la pièce qui est chauffée, il est recommandé de canaliser un apport en air frais depuis l’extérieur ou un vide sanitaire ventilé. Si l’air provient du volume habitable, il vaut mieux vérifier que l’apport de ce volume d’air est possible et n’est pas perturbé par une ventilation mécanique : hotte ou VMC.

  • Il n’y a pas de bon feu sans bonne cheminée… Une cheminée qui « tire bien », est une cheminée qui tire ce qu’il faut : ni trop, ni trop peu ! Généralement, le fabricant indique le besoin en tirage cheminée : en mbar ou en Pa.  

  • Une bonne utilisation du poêle évite de polluer. Le bon allumage s’effectue en disposant le bois en pyramide : bois fendu dessous, petit bois dessus et allumeur au sommet. Ainsi les phases de combustion s’effectuent dans le bon ordre sans dégagement de mauvais gaz : ce qui évite aussi d’encrasser la vitre dès l’allumage… Pour la nuit : il vaut mieux laisser le feu se terminer et en allumer un nouveau le lendemain. Placer une bûche à feu couvé en diminuant l’entrée d’air pour la nuit entraîne une mauvaise combustion qui produit de mauvais gaz polluants. Ceci provoque un dépôt qui peut provoquer par la suite un feu de cheminée.

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  • De nos jours, selon la performance du bâtiment, le poêle hydro peut être un dispositif de chauffage d’appoint ou principal. Si l’intention est de chauffer majoritairement avec un poêle hydro, il est préférable de demander une étude pour vérifier la faisabilité : combien d’heures de fonctionnement par jour ? Si cette solution semble trop contraignante, l’idée d’un poêle peut être gardée pour la convivialité de sa flamme. Alors son fonctionnement peut venir en appoint d'un système de chauffage central, par exemple,  avec une chaudière biomasse confortable et automatique.