Poêle à bois & foyer vitré

 

Pour améliorer le rendement du feu ouvert, les foyers à bois ont été conçus fermés. Dans un dispositif moderne, les différentes phases de combustion sont réparties en plusieurs zones. Grâce au contrôle de l’air : zone par zone, la qualité de la combustion est maintenant devenue optimale.

  • Un poêle à bois ou un encastrable est souvent un choix de cœur pour son aspect décoratif. Selon le volume de la pièce, la performance du bâtiment et le type de chauffage : radiateur ou sol,  la puissance d’un foyer à bois doit être adaptée. Si trop peu puissant ne convient pas, une surpuissance ou une mauvaise utilisation posent encore plus de problèmes : surchauffe de la pièce et mauvaise combustion quand on réduit trop la charge de bois ou l’air.

  • Pour bien fonctionner un poêle à bois a besoin d’un certain volume d’air. Pour ne pas utiliser l’air de la pièce qui est chauffée, il est recommandé de canaliser un apport en air frais depuis l’extérieur ou un vide sanitaire ventilé. Si l’air provient du volume habitable, il vaut mieux vérifier que l’apport de ce volume d’air est possible et n’est pas perturbé par une ventilation mécanique : hotte ou VMC.

  • Il n’y a pas de bon feu sans bonne cheminée… Une cheminée qui « tire bien », est une cheminée qui tire ce qu’il faut : ni trop, ni trop peu ! Généralement, le fabricant du poêle / foyer indique le besoin en tirage cheminée : en mbar ou en Pa.  

image : bon allumage

  • Une bonne utilisation du poêle évite de polluer. Le bon allumage s’effectue en disposant le bois en pyramide : bois fendu dessous, petit bois dessus et allumeur au sommet. Ainsi les phases de combustion s’effectuent dans le bon ordre sans dégagement de mauvais gaz : ce qui évite aussi d’encrasser la vitre dès l’allumage…
    Pour la nuit, il vaut mieux laisser le feu se terminer et en allumer un nouveau le lendemain. Placer une bûche à feu couvé en diminuant l’entrée d’air entraîne une mauvaise combustion qui produit de mauvais gaz polluants. Ceci provoque aussi un dépôt de goudron et le risque d'un feu de cheminée par la suite.
  • La chaleur du foyer à bois est propagée par rayonnement à travers la vitre, mais aussi par convection en chauffant l’air qui passent entre le foyer et les parois extérieures du poêle ou de la maçonnerie. Cette convection peut être naturelle ou forcée à l’aide d’un ventilateur. Si ce ventilateur peut accélérer le mouvement de l’air, ceci peut aussi occasionner une nuisance sonore et un déplacement de poussières.

  • Le poêle de masse est composé de matériaux accumulateurs. Son utilisation est complètement différente : pas de feu en continu. Pour charger la masse en énergie un « gros » feu à plein régime est effectué. Ensuite la chaleur est rayonnée durant plusieurs heures. En alternative plus compacte, des poêles standards sont remplis de matériaux accumulateurs. Leur fonctionnement constitue un intermédiaire  entre le poêle de masse et le foyer classique.  

  • De nos jours, selon la performance du bâtiment, le poêle ou foyer à bois peut être un dispositif de chauffage d’appoint ou principal. Si l’intention est de chauffer majoritairement avec un foyer à bois, il est préférable de demander une étude pour vérifier la faisabilité : combien d’heures de fonctionnement par jour ? Combien de stères  par an ? Si cette solution semble trop contraignante, l’idée d’un poêle peut être gardée pour la convivialité de sa flamme. Alors son fonctionnement peut venir en appoint d'un système de chauffage central, par exemple,  avec une chaudière biomasse confortable et automatique.