Chaudière à plaquettes

 

En déchiquetant le bois en petites plaquettes, les chaudières bois sont devenues automatiques.  Un système de dessileur combiné à une vis approvisionne en combustible. Dans la chaudière, un mécanisme fait progresser le bois jusqu’au brûleur. Un allumage automatique démarre le feu. Les résidus de combustion sont acheminés et stockés dans un cendrier.

  • Le bois déchiqueté est le combustible mécanisable LE MOINS CHER !  Comme toutes les installations biomasse, une chaufferie aux plaquettes sera toujours rentabilisée. Avec l’aménagement et le matériel spécifique il y a un surcoût au départ. Plus la consommation est importante, plus vite le retour sur investissement sera rapide..
     
  • Le bois déchiqueté est volumineux. Pour l’équivalent de 10.000 kWh = 1.000 litres de fioul, il faudra 12m3 de plaquettes. La consommation annuelle est de l’ordre de 2m3/an/kW pour une chaudière qui fonctionne 2.000 heures/an.
     
  • La conception d’un silo est primordiale. Elle dépend de la consommation annuelle, des accès pour les camions, de la disposition du bâtiment, de la présence d’un engin avec benne, etc. Comme le bois déchiqueté est transporté par vis : une ou deux en série, la chaufferie est toujours proche du stockage. Alors, avant toute chose, il faut estimer la faisabilité d’implantation et d’approvisionnement en plaquettes.
     
  • Le transport des plaquettes demande force et résistance. Selon les fabricants, les chaudières et vis sont prévus pour un ou plusieurs calibres de plaquettes   : pensez à bien analyser ce point. Les moteurs qui actionnent ces mécanismes doivent avoir beaucoup de couple. En cas de blocage, certains moteurs tournent en sens contraire pour se débloquer. Pour cela, ce matériel est généralement en 400V triphasé.

plaquettes

  • Le bois déchiqueté est un combustible plus « brut ». Pour une combustion de qualité, la puissance et la t° chaudière sont maintenus à un certain niveau. Privilégiez du matériel équipé de sonde lambda qui analyse et adapte les paramètres en fonction du bois.  Généralement la combustion se fera par cycle durant lequel on stockera aussi de l’énergie dans un ballon tampon.

  • Le bois déchiqueté est variable : essence de bois, humidité, format de plaquette. La puissance maximale de la chaudière est atteinte si le combustible est optimal. Si le combustible est moins calorifique, la puissance de la chaudière sera inférieure : parfois de -30%. Dès lors, une analyse des besoins et du type de combustible envisagé sont primordiaux pour bien  dimensionner la puissance de la chaudière.

  • La combustion de plaquettes produit plus de cendres que des pellets par exemple. Dans le brûleur, un système mécanique, résistant aux hautes températures, déplace le bois qui devient résidus de combustion. Selon la contenance du cendrier, une maintenance sera variable : en comptant en semaines ou en mois. Avec une extraction des cendres dans une grande poubelle métallique, la maintenance peut être ramenée à vider les cendres une fois par an.

  • La gamme de matériel est diverse : du très haut de gamme technique et des chaudières de conception plus simplifiée.  La différence s’exprimera au niveau de la consommation, de la fiabilité, de la performance énergétique et des rejets de particules fines. Ces rejets sont théoriquement plus importants quand on brûle du bois déchiqueté. Toutefois, ce point est très variable car lié à la qualité de conception de la chaudière, de l'installation et de la qualité du combustible. Pour encore diminuer les rejets, des filtres à particules sont aussi disponibles.

  • Le confort d’une installation moderne est total. Le chauffage est complètement géré : avec plusieurs circuits et plusieurs chaudières.  L’installation est connectée à internet : via PC ou smartphone, l’utilisateur programme son chauffage, lit les informations de t° ou consommation, mais est aussi prévenu quand il faut vider le cendrier.