Chaudière à bois bûche

 

Le bois bûche a été le premier combustible biomasse à avoir été brûlé dans des dispositifs fermés. Depuis longtemps, on a recherché à améliorer la combustion et le rendement. La maîtrise des phases de combustion du bois et l’évolution des technologies débouchent aujourd’hui sur des solutions confortables à très hautes performances avec de faibles émissions.

  • Le bois bûche est un des rares combustibles que l’on peut faire soi-même. Quand c’est le cas, ou que l’on reçoit du bois frais, il faut d'abord attendre 2 ans de séchage avant de pouvoir correctement le brûler. Voir info bois bûche, stères et H2O.
    6 à 6,5 stères de bois sec à 25% H2O sont nécessaires pour produire 10.000 kWh. Quand la maison utilise 30.000 kWh par an = 3.000 litres de fioul, il faudra compter une consommation de 19 stères / an. Alors la réserve de 2x19 stères pour 2 ans prendra 13 m² sur 2 mètres de haut : si bois en bûches fendues de 30cm.

  • Pour bien implanter une chaudière bois, il ne faut pas forcément la placer dans une cave chaufferie. Rapprocher la chaudière à bûche au plus près de la réserve de bois évite des trajets et des manipulations.

histoire
 

  • Le passé explique souvent le présent.
    Il y a 50 ans, une chaudière performante, comme sur cette photo, avait déjà un tirage inversé et l’air secondaire. Ces techniques, toujours d’actualité, permettaient d’augmenter la température des gaz et d’extraire plus d’énergie de la combustion. La chaudière utilisée en continu devait être chargée à intervalle dépendant de la météo. Quand on chargeait trop de bois, la chaudière était plus puissante que la demande chauffage de la maison. Alors la puissance était freinée en refermant le clapet d’entrée d’air : visible au bas et à l'avant de la chaudière. Dès lors, la combustion du bois se change en mauvaise gazéification : des imbrûlés restent à l’état de goudron, le rendement est catastrophique et les risques de feu de cheminée sont bien réels.

  • Dans les années 1970, pour encore améliorer la combustion, un ventilateur force le tirage et le passage d'air devient maîtrisable et constant. Ainsi la chaudière fonctionne à sa puissance nominale et est par conséquent presque toujours trop puissante. Pour éviter de devoir la freiner, un stock d'eau à chauffer a été ajouté. Le principe de l'hydro accumulation avec ballon tampon devenait indispensable au bon fonctionnement.

  • Avec l’hydro accumulation, les habitudes ont été bouleversées : le temps du feu continu et des recharges de bois est révolu ! Depuis lors, et aujourd’hui encore, le chauffage au bois bûche fonctionne en cycle. Le foyer est chargé de bois. Quand les tampons sont vidés de leur énergie le feu est lancé : manuellement ou avec un allumeur automatique. Le feu dure plusieurs heures : 6 à 7 heures à pleine puissance. En fin de feu, l’installation a reçu l’énergie dont elle avait besoin et le surplus d’énergie est stocké dans le tampon. L’installation puise l’énergie dans le tampon et quand il est vidé, le cycle recommence.

  • Selon l’efficacité de la chaudière et la quantité de bois que son foyer peut recevoir, un volume tampon sera conseillé. Une chaudière moderne performante de 20 kW avec 100 litres de bois aura besoin de 2000 litres tampon. Une 30 kW avec 150 litres de bois sera combinée à 3000 litres de tampon. Une chaudière moins efficace aura besoin de moins de volume tampon, mais il faudra plus souvent faire du feu.

  • Ces dernières années, les techniques de combustion ont encore évolué. La température des gaz dans une chaudière moderne monte à 1400° alors que les anciennes conceptions ne dépassaient pas les 900°… Evidemment, une chaudière moderne est plus efficace et consomme 50% de bois en moins qu’un ancien modèle. L’efficacité du matériel est donc très diverse. Du très haut de gamme technique côtoie des chaudières de conception moins poussée, mais aussi d’anciennes conceptions maintenant dépassées. La différence s’exprimera au niveau de la fiabilité, de performance énergétique, de la consommation de bois et des rejets de particules.

  • Le confort d’une installation moderne est très élevé. Avec l'allumage automatique, la chaudière s’allume quand c’est nécessaire. Le chauffage est complètement géré : avec plusieurs circuits et une combinaison avec une chaudière automatique qui prend la relève si nécessaire. L’installation est connectée à internet : via PC ou smartphone, l’utilisateur programme son chauffage et lit les informations de t°.