Ressource locale pour des empois durables

Cycles vertueux et développement durable à l’échelle locale

L’industrie forestière est génératrice d’emplois, notamment dans les zones fortement boisées en Belgique. Le bois énergie, par le biais de la récupération de sciures et de plaquettes, contribue à une nouvelle activité économique synonyme d’emplois durables pour l’approvisionnement de nouveaux marchés locaux. L’importation de combustibles biomasse peut compliquer et fragiliser le développement de ces marchés locaux.

Un marché local pour la ressource locale

Les producteurs locaux visent le développement du marché national de chauffage domestique. La filière n’en est qu’à ses débuts et beaucoup reste encore à faire pour en sécuriser tous les rouages. Le fonctionnement des centrales biomasse exige, par ailleurs, des volumes bien supérieurs à ceux disponibles au sein de la ressource belge (pellets, plaquettes) et incite donc à des approvisionnements de combustibles à l’étranger. Si ces derniers ne sont pas bien cadrés et gérés, ils risquent de venir interférer avec l’équilibre dûrement mis en place au niveau du marché national. C’est pourquoi il convient d’établir des règles strictes pour ces deux marchés distincts.

Il reste probant d’avoir une idée des importations des autres énergies, comme les énergies fossiles, plutôt que de se concentrer uniquement sur l’importation de biomasse. En matière d’importations nettes d’énergie par secteur (2014), on peut constater que les importations de combustibles renouvelables représentent environ 0,02% des importations de produits pétroliers, ou encore 0,04% des importations de gaz naturel (valeurs en Mtep).

tableau

Importations nettes d’énergie en Belgique en 2014 (Observatoire de l’énergie, 2014)

 

Des centrales biomasse fonctionnant sur un autre modèle

Les pellets importés, en raison notamment de la distance à parcourir par bateau pour être livrés, émettent plus de GES que les pellets produits localement. Valbiom a effectué dans le courant de l’année 2014 une analyse du cycle de vie (ACV) de pellets importés et de pellets locaux. Cette analyse a été réalisée en comparant trois modes de transport différents :

  • 200km en camion ;
  • 200km en camion + 5000km en bateau « supramax » (50-60 000 tonnes de port en lourd) ;
  • 200km en camion + 5000km en bateau « handysize » (15-30 000 tonnes de port en lourd).

On constate que que les pellets locaux émettent un peu plus de la moitié des émissions de CO2 générées par les pellets importés (7,5 contre 4,7g eq. CO2). Le gaz naturel génère quant à lui environ 80g eq. CO2 ! 

 

Une analyse du cycle de vie a été effectuée en 2013, financée par France Bois Forêt et réalisée pour le compte du Syndicat National des Producteurs de Granulés de Bois, affilié à la Fédération Nationale du Bois. Cette étude compare des pellets d’importation canadiens et des pellets français. Le résultat de l’analyse concorde avec celle effectuée par Valbiom.

Schema

Comparaison des émissions de CO2/MJ utile pour des granulés français, d’importation canadiens et pour du gaz (France Bois Forêt, 2013).